Culture ésotérique

Les débuts de Cromec

Chapitre 3

Le cœur battant la chamade Magalie jeta sa robe et son slip en vrac sur une chaise et se contempla un instant dans la glace de l’armoire à la faible lumière extérieure qui se frayait un difficile chemin au travers des persiennes closes et de la porte judicieusement laissée entrouverte. Un très léger brouhaha montait de la place, mélange de bruits de moteurs et de conversations qui entraient dans la pièce, comme porté par le semblant d’éclairage nocturne.

– Lorsqu’on est deux à ressentir cette même violence de se posséder, de se mélanger les corps… Il ne peut pas ne pas venir !

– Aucun doute là-dessus, jeune fille, c’était écrit dans ses yeux. Je suis même étonné qu’il ne se soit pas déjà jeté sur toi sans attendre que tu te sois lavé les dents.

– Alors, je file prendre mon bain.

Ce disant Magalie retira de sa valise un déshabillé spécialement acheté pour affoler Jérôme et qu’elle enfila sur sa nudité, après quoi elle saisit sa trousse de toilette et se dirigea vers la porte.

– Tu es certaine de vouloir sortir dans le couloir ainsi vêtue ? S’il est possible de parler de vêtement à propos de cette chose que tu as sur la peau et qui ne cache rien, ou plutôt qui fait au contraire tout ressortir de ce que tu as à offrir ?

– Il n’y a que lui pour en profiter, alors autant lui aiguiser encore un peu plus l’appétit. Je suis sûre qu’il n’a pas fermé sa porte et qu’il guette mon passage. J’en suis encore plus excitée ! Je sens ma chatte qui en bave d’envie, Cromec !

– Je sais. Je faisais juste allusion à ce que vous appelez pudeur et que je sens si peu présente en toi ce soir, pas plus dans les mots que dans les attitudes.

– Ce soir pudeur est un mot qui n’a aucun sens. Je n’ai plus envie d’utiliser les expressions sans saveurs habituelles comme faire l’amour ou investir ma vulve ou mon vagin. Non, Cromec, j’ai besoin de dire que je veux qu’il mette sa grosse bite dans mon con, qu’il me l’enfonce profondément, qu’il brutalise ma chatte ou que je vais lui sucer le gland. Il me faut des mots qui aillent avec la violence de ce que je ressens et de ce que j’ai envie de faire. J’ai envie d’un homme et je sais que cet homme me veut. Jamais il ne m’a vue nue. Il m’imagine en ce moment comme il m’avait imaginée lors de notre première rencontre, simplement avec la perception que lui ont fourni ses yeux et le contact de nos corps à travers le tissu de nos vêtements, mais surtout cette double attirance qui a aimanté nos corps avec une violence inouïe. S’il a laissé sa porte entrouverte et qu’il me voit passer, il saura que je suis encore bien plus baisable qu’il n’osait le rêver. Car j’espère bien que notre première rencontre aura perturbé quelques-unes de ses nuits, comme elle a occupé bon nombre des miennes !

En passant très vite devant la chambre du jeune homme elle vit que sa porte n’était pas entièrement close et son cœur y trouva la confirmation qu’il attendait. Le retrait de l’impalpable tissu dans la salle de bains engendra une vague de frissons sur tout son corps et elle se plaqua au carrelage froid pour calmer ses ardeurs en attendant que la baignoire se remplisse. Lavée, séchée, très légèrement parfumée aux endroits stratégiques, le tout en un temps record, c’est au pas de charge qu’elle réintégra ses pénates, envoya le déshabillé rejoindre la robe et se jeta sur le lit en ayant pris bien soin de laisser encore sa porte entrebâillée.

Immobile et retenant son souffle elle tendit l’oreille.

– Tu n’as plus longtemps à patienter.

– Il a attendu que je sois passée pour prendre une douche. Je le devine. Il se déshabille. Son sexe est dressé vers le plafond. Il le prend dans ses mains comme pour en calmer la tension douloureuse. Il avance un coude sous l’eau pour en vérifier la température et se glisse sous le jet. Il se savonne de la figure jusqu’aux doigts de pieds. Maintenant il fait mousser le savon et applique le produit sur sa verge toujours en érection avant de la laver avec application dans un lent mouvement de va-et-vient. Il fait glisser le prépuce et enveloppe le gland avec de la mousse. Il le masse doucement entre le pouce et l’index. Il a fermé les yeux. Il imagine certainement que les doigts qui s’activent autour de son sexe sont les miens. Il se rince. Il s’essuie.

– Et toi tu te liquéfies ! C’est un vrai délice !

– Il va venir maintenant. J’ai envie de me cacher sous le drap !

– Tu veux rire ? Allongée sur le dos, jambes repliées, genoux écartés, le sexe humide et largement offert, tu es l’image du sacrifice consenti, de l’appel à outrage. Laisse battre ton cœur. Tout ce que tu espères c’est que ce garçon te pénètre sans attendre pour vous permettre enfin d’assouvir brutalement un désir qui remonte à un soir de bal et qui n’a pu être satisfait. Tiens, écoute. Sa porte vient de se refermer. Ton cœur bat plus fort. Il s’emballe. Le moment est venu.

Cromec se tut et Magalie retint à nouveau sa respiration. Les secondes s’éternisèrent. Enfin un frôlement se fit entendre devant la porte qui s’ouvrit lentement, permettant à un rai de lumière de balayer progressivement la pièce jusqu’à se poser sur le corps dévoilé. Le temps sembla ralentir encore un peu plus sa course et c’est dans une sorte de rêve que Magalie vit le garçon repousser du pied le battant de bois, laisser tomber au sol son peignoir et s’avancer vers le lit dans l’éclairage diffus qui filtrait du couloir. Son sexe, pointé vers le haut, se détachait en ombre chinoise démesurée sur le mur opposé à la lumière venant du couloir. Le garçon s’immobilisa, comme intimidé soudain par l’offrande.

– Il va enfoncer ce truc monstrueux dans notre fente d’apparence si délicate ? Je n’imaginais pas que ça puisse grandir autant…

– Idiot, ce n’est qu’une ombre projetée sur le mur. J’ai eu ma main sur son sexe, au bal, raide et gonflé, mais normal, exactement ce qu’il faut pour être accueilli jusqu’au fond de mon vagin.

– Il hésite ?

– Non, il en a autant envie que moi, mais se demande sans doute s’il doit prendre ma chatte avec délicatesse pour ne pas me froisser ou s’en emparer sans ménagement avec toute la violence de son désir.

– Alors hurle pour qu’il se jette sur toi et te remplisse de ce pénis que tu trouves juste à ta dimension. Crie lui ton envie avec des mots sans équivoque.

Incapable de se maîtriser plus longtemps Magalie tendit les bras et ne prononça que trois petits mots :

– Vite ! Baise-moi !

Trois petits mots, mais dits avec une intensité, une violence, qui exprimèrent sans équivoque toute l’attente d’être possédée brutalement, de se sentir investie, envahie totalement et sans ménagement.

Ayant parfaitement saisi le sens et l’urgence de l’appel, l’homme se laissa littéralement choir sur le corps offert et Magalie se saisit du sexe pour le guider en elle et l‘engloutir avec la frénésie d’une affamée. Pubis soudés autour du membre dur, envahissant, plongé au plus profond de son ventre, elle poussa un long soupir de béatitude et referma bras et jambes, enserrant le garçon dans un étau.

Un court moment ils restèrent ainsi, immobiles. Puis une soudaine crispation du vagin pressa la verge et déclencha une frénésie qui jeta les deux amants dans un va-et-vient forcené, accompagné de gémissements voluptueux totalement incontrôlables. Lorsque, rapidement, de violents soubresauts s’emparèrent des corps unis dans une même communion des sens, les deux êtres joignirent leurs bouches pour ne pas hurler à la cantonade la force de la jouissance qui les emportait. La brutalité de l’étreinte les laissa ensuite pantelants, soudés l’un à l’autre.

Quand enfin Magalie parvint à reprendre son souffle et à calmer les battements effrénés de son cœur, elle murmura contre les lèvres du garçon, toujours enfoncé en elle :

– Quel est ton prénom ? Le mien, c’est Magalie.

– Francis. Je connais le tien depuis que tes amis sont venus t’arracher à moi, au bal. Ils l’ont prononcé à plusieurs reprises et je ne l’ai jamais oublié.

– J’ai fait l’amour comme une folle avec quelqu’un dont je ne connaissais même pas le prénom ! Si l’on peut appeler faire l’amour cette frénésie qui nous a emportés ! J’en ai encore le cœur en débandade !

– Je vais te laisser respirer.

– Non ! Surtout pas ! Le poids de ton corps, ton sexe toujours raide enfoncé en moi, c’est encore de la volupté. J’ai accumulé tant de désir depuis que je t’ai revu au restaurant que cette possession mutuelle et brutale ne peut se satisfaire que du contact permanent avec ta peau. D’ailleurs je ne comprends pas ce qui m’arrive dès que je te vois ou que tu m’approches. Je ne suis plus moi. Je ne suis qu’une bête en rut dont le cerveau ne contrôle plus les violentes pulsions.

– Crois-tu qu’il en soit autrement pour moi ? En te reconnaissant j’ai retrouvé instantanément toute la frustration ressentie le soir du bal. Et que dire de mon sexe ! Lui, c’est la force de son désir qui lui est revenue. Il a fallu que je lui procure un peu d’espace, discrètement, sous la table. Lorsque nous sommes en présence il se crée entre nous une alchimie qui n’a pas grand-chose à voir avec les habituelles phéromones qui attirent deux êtres. Chez nous, l’attraction est démultipliée.

– Le seul fait de rencontrer ton regard, même de loin, déclenche des besoins sexuels qui me retirent tout pouvoir de raisonnement. Ce serait invivable si ce n’était exceptionnel !

Bouche contre bouche, ils se racontèrent pendant un moment la force du désir qu’ils avaient l’un de l’autre jusqu’à ce qu’une nouvelle contraction vienne presser le pénis que Magalie n’avait cessé de sentir bien dur en elle. Le spasme suivant fut plus offensif, plus pressant. Le troisième provoqua une poussée instinctive.

– Retiens-toi, supplia la jeune femme, laissons-les faire. Je te sens grandir. Tu prends de plus en plus de place dans mon ventre et j’aime ça !

– Moi aussi, murmura Francis, sans parvenir à bloquer la charge brusque de son pubis consécutive à une nouvelle crispation du vagin.

– Que c’est bon !

Magalie détacha ses bras des épaules du jeune homme et ses mains se plaquèrent sur les fesses musclées, tant pour renforcer encore la pression que ses cuisses exerçaient, que pour bloquer au maximum les heurts de leurs bas-ventres. Ils résistèrent un peu, mais chaque nouvelle contraction serrait plus fort et semblait vouloir aspirer plus profondément l’être palpitant qui occupait le vagin glouton.

Soudain la jeune femme incrusta ses ongles dans le fessier aux muscles raidis du garçon tandis que son corps se tétanisait. Elle balbutia :

– Je viens… Je jouis…

D’un effort violent Francis parvint à se détacher légèrement de Magalie et d’une poussée se projeta à nouveau contre le pubis brûlant tandis qu’il se vidait en longs jets qui lui arrachèrent de sourds gémissements.

Les minutes qui succédèrent à ce déferlement de volupté qui s’était abattu sur leurs sens n’atténuèrent que très lentement les manifestations physiques du plaisir. Puis les spasmes s’espacèrent, les cœurs et les souffles se calmèrent et les amants purent enfin se séparer, momentanément apaisés. Un profond silence s’installa, troublé seulement par le bruit des respirations hachées. C’est l’instant que Cromec mit à profit pour refaire surface :

– Quel feu d’artifice ! Vous étiez si liés, si unis, si soudés devais-je dire, que vous ne faisiez plus qu’un et que j’ai pu ressentir jusqu’à la jouissance de ton partenaire.

– Tu crois que c’est le moment !

– Bien sûr que c’est le moment ! C’est tout frais. Vous n’avez pas le genre de vie le plus prisé de la galaxie, vous autres humains, mais Dieu vous a gratifié, avec les plaisirs du sexe, d’une contrepartie sans équivalent. Pour un peu ton Francis aurait pu me voir tellement j’avais l’impression de briller, de projeter dans toutes les directions la force et l’éclat de notre triple volupté. Si à mon retour chez les miens je parviens à traduire en image ce que j’ai ressenti, vous risquez l’invasion !

– Alors du calme ! Ce n’est pas toi qui disais, il n’y a pas si longtemps, que ta présence en moi donnerait plus d’ampleur à mes perceptions ?

– Je ne suis plus aussi certain que les choses aillent dans ce sens. En tout cas, jusqu’à cet instant, je n’ai rien fait d’autre que me gaver de vous. Le sexe vous sublime !

– Entre Francis et moi il se passe quelque chose d’inhabituel, Cromec.

À cet instant, le Francis dont il était question roula sur le côté, posa une main sur l’intimité humide de sa compagne et la caressa doucement tout en embrassant le sein le plus proche.

– Il va remettre ça ?

– La nuit ne fait que commencer.

Le garçon, sans retirer la main cajoleuse, abandonna le sein et posa sa tête près de celle de Magalie, la bouche tout contre son oreille qu’il titilla du bout de la langue un court instant.

– Nos peaux sont incroyablement faites pour s’apprécier bien au-delà de toute mesure, murmura-t-il tendrement. Aucune femme ne m’a jamais procuré cette sensation de plénitude !

– Et moi aucun homme. Il est vrai qu’il n’y en a eu qu’un pour compter vraiment dans ma vie. Mais cette nuit est à nous et j’espère que tu vas encore me faire voir quelques-uns des plaisirs que ce pénis divin doit cacher dans ses réserves.

– Sans aucun doute ! Et Inspirés car il y a dans ton corps des merveilles que lui et moi nous ne demandons qu’à découvrir.

– D’autant plus que cette exploration, si j’ai bien compris, a le don de te conduire vers des sommets que tu ne fréquentes peut-être pas toujours.

– Jamais. Jamais je n’ai joui avec cette intensité dans un vagin. Avec toi tout mon être participe, depuis la verge jusqu’au dernier des neurones. Ce que je ressens n’est pas simplement dû au passage physique du sperme, c’est comme si un courant électrique parcourait chacune de mes cellules pour les illuminer, les électriser. C’est ça ! Chacune de mes cellules est en surtension. D’ailleurs elles ont commencé à briller dès qu’elles ont perçu ta présence. C’est cette surcharge électrique qui fait probablement la différence entre ton corps et celui des autres femmes avec qui j’ai fait l’amour.

– Je ne savais pas trop comment exprimer l’emballement de mon corps, maintenant je sais et je veux que cela continue, encore et encore !

– Oh ! Mais moi aussi ! J’ai juste besoin de récupérer quelques instants, histoire de recharger les accus après ce trop bref mais violent feu d’artifice.

– La nuit ne fait que débuter, Francis, et j’ai bien l’intention d’exploiter les ardeurs de ton pieu magique jusqu’à ce qu’il demande grâce. Je l’ai rêvé dans des situations et des endroits où je ne le voyais pas consciemment, où je ne l’imaginais pas susceptible de s’introduire car, en pleine possession de mon bon sens, il n’était pas question que je participe ou que je l’y admette.

– Où est-ce que tu t’aventures ? Il n’y avait pas ce type d’ouverture dans ta tête, sauf pour l’emploie de mots nouveaux  dans la manière de t’exprimer !

– Ouverture qui s’était déjà pourtant bien manifestée dans certains rêves et que mon éducation préférait sans doute rejeter, mais qui, au contact de la peau de Francis, prend une tout autre tournure. Avec lui rien ne me semble impossible dans l’utilisation de nos deux sexes. Jouir de nos corps est la seule règle à mettre en œuvre.

– À vrai dire c’est un état d’esprit qui fait plutôt mon affaire. J’en apprendrai plus sur la capacité humaine d’utiliser le sexe plaisir et ceci grâce à une seule et même enseignante. Je ne me suis pas trompé en te choisissant. Je vais abonder dans le sens de cette ouverture et te pousser à la roue.

– J’aimerais bien que tu me laisses décider de ce que je veux faire avec mon cul. Regarde, enregistre, assimile, ce sera suffisant. Maintenant boucle-la, je reviens à l’écoute de Francis qui répond justement à mon commentaire d’il y a un instant et dont je prends les paroles en route :

– …je pense avoir bien compris et sois sans craintes, Magalie, l’homme que je suis ne manque déjà pas de ressources en temps normal, alors avec toi et ce que tu me laisses désormais entendre…  D’ailleurs tu peux constater que c’est déjà perceptible.

En effet, entre les cuisses du garçon une nouvelle érection était en train de se manifester. Il prit appui sur un coude et pencha la tête sur le sein abandonné peu auparavant. Il saisit le téton entre ses lèvres et le mordilla délicatement. Lorsqu’il le sentit se dilater, il le caressa de la langue, l’enveloppa, l’aspira, en lécha l’aréole, se répandit en baiser sur tout le mamelon qui durcit. La main, qui s’était attardée entre les cuisses de sa partenaire monta vers l’autre sein, tout aussi raffermi du désir qui s’emparait à nouveau de Magalie. Sans interrompre ses caresses buccales Francis fit rouler entre ses doigts le second bouton rosé.

Les yeux clos, la jeune femme aspira une grande bouffée d’air. Bouche ouverte elle commença à se tendre. À peine entamé, et de manière toujours aussi démesurée, comme pour tout son ressentit au contact de Francis, l’ouvrage entrepris par son amant lui mettait déjà le feu au corps. Combien de temps saurait-elle résister avant de l’empoigner pour le coucher sur elle ? Elle sentit la langue qui abandonnait son mamelon et descendait en musardant sur sa peau, provoquant au passage des vagues de frissons, avant de s’attarder dans son nombril. Alors elle posa ses deux mains sur la tête de son amant et doucement la repoussa vers le bas, vers son ventre, mais sans s’ouvrir, comme si, maîtrisant un peu l’urgence, elle demandait maintenant à être conquise.

Le visage enfoui dans la douce toison auburn qui fleurait le discret parfum volontairement déposé là après le bain et qui se mêlait aux effluves des premiers ébats et de la chatte en demande, Francis activa sa langue pour la conduire à la découverte du nid d’amour. Sans difficultés, car Magalie n’y mettait aucun obstacle, il progressa, léchant au passage la peau tendre de l’intérieur des cuisses qui tressautèrent sous la caresse, mais restèrent unies dans l’attente du baiser suprême. Lorsque le bout de la langue s’insinua enfin jusqu’à frôler les lèvres intimes tant convoitées, la jeune femme frémit et s’ouvrit, livrant passage à la bouche avide qui se colla à son sexe pour un long baiser gourmand, ce baiser suprême qu’elle appelait de tous ses vœux. Puis la langue, à nouveau, s’activa. Elle s’introduisit dans la grotte humide et secrète, en explora délicatement les parois à la recherche du dernier bijou, le clitoris, raidi, qu’elle cajola et titilla, provoquant de nouvelles réactions incontrôlées du corps une fois encore totalement offert. Sans laisser à Magalie la possibilité de retrouver son souffle, Francis entreprit de masturber doucement ce minuscule déclencheur de volupté et faillit le perdre lorsque la jeune femme se cabra soudainement, mais parvint à se maintenir en glissant son autre main entre les fesses durcies par la tension.

– Viens ! Maintenant ! balbutia Magalie. Mais dans le même temps, alors que d’une main elle cherchait et se saisissait du pénis pour l’attirer sur elle, de l’autre elle écrasait la figure de son amant contre son bas-ventre, ne sachant plus très bien par où prendre le meilleur du plaisir.

Alors Francis récupéra sa main glissée entre les fesses. Il en utilisa l’index qu’il introduisit dans la vulve pour le glisser sous le clitoris afin de le maintenir et de consolider son mouvement de va-et-vient, lèvres bien serrées sur le membre minuscule. Aussitôt Magalie entama une nouvelle cascade de convulsions de plus en plus rapprochées pour enfin se tendre définitivement comme un arc, les yeux révulsés. Un long cri retentit alors dans la chambre, un cri à alerter tout l’hôtel, mais qu’elle aurait été incapable de retenir si elle en avait seulement eu l’idée. Elle resta un long moment arc-boutée puis s’effondra, pantelante, le cœur emballé, les doigts crispés sur la verge restée turgescente par ce contact, tandis que son tendre tortionnaire dégageait sa tête du piège des cuisses frémissantes.

– Je crois que cette fois l’hôtelière un peu sorcière peut se réjouir. Son petit complot vient de recevoir une confirmation retentissante de sa pleine réussite.

– J’ai été bruyante, hein ?

– On peut dire ça, oui. C’était magnifique et je crois bien que j’ai crié aussi. Dans ton corps j’ai même une voix maintenant. Ça aussi c’est jouissif pour un être comme moi.

– Tu crois que ça a gêné Francis ? Il n’aime peut-être pas trop ce type de manifestation.

– En tout cas il semble en avoir pris son parti. Tu peux toujours lui poser la question si ça te pose un problème. Je pense qu’il ne se pose pas de questions vis-à-vis des hôteliers car cette brave petite dame lui a certainement aussi laissé entendre qu’il y aurait ce soir une jolie jeune fille pour la nuit, avec le même genre de sous entendus auxquels nous avons eu droit. Sans compter qu’elle n’a peut-être pas tout raté des préparatifs.

– Autrement dit, mes cris n’ont fait que lui confirmer qu’elle a réuni, au moins pour cette nuit, deux jeunes gens bien faits pour mélanger efficacement et leurs libidos et leurs abattis pour répondre à ses intuitions.